« SONGE À LA DOUCEUR » de Clémentine Beauvais : ode aux amours adolescentes

Cet été j’ai réussi à lire en entier trois romans. Un exploit pour moi qui n’arrive jamais à trouver le temps de lire ou à finir les livres qu’elle entame.

Le premier roman que j’ai terminé, c’était SONGE A LA DOUCEUR de Clémentine Beauvais. Un roman écrit comme une ode à l’adolescence, dont je vous parlerai en détails plus bas.

Le second, c’est LA TRESSE de Laetitia Colombani, un autre livre dont la lecture m’a marquée et que j’ai trouvé épatant. Et enfin, j’ai fini l’été, en septembre, avec LA FILLE DU TRAIN de Paula Hawkins.

Je commence cette trilogie d’articles spécial lecture donc par cet article dédié au roman  « SONGE À LA DOUCEUR » de Clémentine Beauvais.

L’exercice est nouveau pour moi, j’espère que ça vous plaira de lire ce qui suit. N’hésitez pas à me donner votre votre avis si vous l’avez lu vous aussi.

Ce roman, je l’ai choisi un peu par hasard, j’ai fait confiance à la 4ème de couverture et au fait que les lecteurs des éditions Points l’ont sélectionné pour leur Prix du meilleur roman. J’avais prévu toute une pile à lire pour l’été, mais j’ai commencé mes vacances avec un premier voyage en train sans prendre aucun des livres prévus et j’ai donc fini à la librairie de la Gare de Lyon Perrache où je suis tombée sur ce livre et sa couverture rose fuschia :

SONGE A LA DOUCEUR

Je dois avouer que j’ai d’abord été surprise et presque agacée par ce roman qui est en effet rédigé avec beaucoup d’effets de style visuels, des sauts de ligne intempestifs et répétés qui rythment sa lecture comme des poèmes ou un texte de théâtre peut être, comme si l’auteur voulait nous imposer sa façon de lire son texte, s’approprier nos respirations et nos pauses entre chaque phrase. Quand elle parle de dégringolade, les mots dégringole littéralement au milieu de la page.

A un moment, les mots sont disposés de telle façon que les phrases formées dessinent le portrait d’un garçon et d’une fille qui se regardent, leur lèvres se frôlant comme indiqué dans le texte. Bref, vous voyez l’idée. Chaque métaphore prend réellement forme sur la page. C’est troublant, surprenant même et je l’ai même trouvé d’abord agaçant ce style d’écriture, enfin, c’est ce que j’ai ressenti au début, mais passé les premiers chapitres, on finit par s’habituer.

STYLE SONGE A LA DOUCEUR

Ce roman raconte l’histoire d’un couple, Tatiana et Eugène qui se sont connus lorsqu’ils étaient adolescents : elle avait 14 ans quand elle est tombée amoureuse de ce jeune garçon de 17 ans, charmant mais désabusé et ennuyé de tout. De la vie, des hommes, il se croit au-dessus de tous, supérieur et arrogant. Il semble pourtant l’apprécier elle, mais il  finit par la repousser. Et quand ils se retrouvent 10 ans plus tard, leurs vies respectives ont bien changé. Qu’en sera-t-il de leurs sentiments ?

Pour moi, ce livre décrit la naissance du sentiment amoureux, l’amour que l’on ressent quand on est adolescent. Il me semble que c’est un amour qu’on a tous connu un jour ou l’autre, celui qui nous a fait vibrer pour la 1ère fois, qui empêche de dormir, qui te fait ressentir des brûlures intérieures à chaque fois que l’autre te regarde, te parle ou pire, te touche. Celui qui te trouble tous les sens et t’embrouille le cerveau (déjà bien embrouillé par tous les remous qu’un adolescent vit).

J’ai aimé dans ce livre tous les passages décrivant cet amour-là, celui que j’ai connu plus jeune et qu’on ne peut pas oublier, même 10, 15, 20 ou 30 ans après.

Après avoir eu un peu de mal à m’adapter au style de l’écriture, j’ai donc bien été happée et conquise par ce roman. On a envie de savoir comment se finit leur histoire, si Eugène et Tatiana finiront ensemble ou pas. Heureusement, le suspens ne dure pas si longtemps car le roman n’est pas long et il ne m’a fallu que 2 siestes des enfants pour le finir !

De cette lecture, rapide et donc, plutôt facile, je garderai le souvenir d’un sentiment amoureux joliment décrit, de cet amour adolescent qu’on peut revivre même quand on atteint l’âge adulte.

Un des passages que je préfère : « il me semble – je crois – que quand on recroise son adolescence, même accidentellement, que quand on revient brutalement 10 mille ans en arrière, cette histoire verrouillée par mille cadenas, cet imputrescible poème, mis sous cloche saupoudré de deux cent ans de poussière, on peut en changer les derniers vers ».

IMG_2197

Personnellement, je ne pense pas pouvoir retomber amoureuse de mes amours d’adolescente. Ils (oui, il y en a eu plusieurs) m’ont tous été utiles pour me construire et faire de moi la femme que je suis. Et puis aujourd’hui, mon coeur est déjà pris et j’ai même quatre amours aussi dans ma vie. Mon coeur est déjà trop plein ! Mais se souvenir de ces sentiments d’amours adolescentes, de ces frétillements d’âme, ça fait du bien. Ca fait prendre du recul sur le chemin parcouru.

C’était un livre parfait pour commencer l’été en douceur, un livre assez facile à lire, mais aussi très prenant et qu’on a envie de finir. Il m’a parfaitement remis le pied à l’étrier !

Avez-vous lu ce roman ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Avez-vous des suggestions de livre sur l’amour ou le sentiment amoureux à me conseiller ?

Bonne soirée à vous !